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LA CHAMANE A L'EVENTAIL
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LA CHAMANE A L'EVENTAIL

25,00 €

TTC

LA CHAMANE A L'EVENTAIL

par Alexandre Guillemoz

Ce livre met en miroir deux textes, La Chamane à l'éventail, issu des récits de vie, aussi drôles que touchants, recueillis et traduits par Alexandre Guillemoz, et La Chamane et l'ethnologue, où l'universitaire s'interroge sur l'incroyable relation que cette vieille femme illettrée a entretenue et mise en scène avec lui, jour après jour. 

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Quantité

Le chamanisme est encore aujourd'hui extrêmement vivant en Corée du Sud, et l'ethnologue Alexandre Guillemoz en est un des spécialistes mondiaux. Chercheur au CNRS, puis directeur d études à l'Ecole des Hautes Etudes en Sciences Sociales, sa pratique du terrain lui a permis d'accumuler une somme de documents inestimables, et de nouer en particulier des liens privilégiés avec une chamane surnommée Puch'æ (« L'Éventail ») qui le considéra, de 1976 à sa mort en 1992, comme son « fils adoptif ».


Cet ouvrage est destiné au grand public aussi bien qu'aux étudiants ou aux spécialistes de la Corée et du chamanisme en général. C'est pourquoi grand soin a été accordé à la réalisation d'un important glossaire qui puisse faire référence, avec quatre-vingt-huit termes coréens liés au chamanisme expliqués et mis en perspective.


L'ouvrage comporte un cahier couleurs de 8 pages qui montre la chamane « en action ».


 

  • Broché: 250 pages
  • Dimensions du produit: 22,4 x 14 x 2 cm
 
 

Extrait du livre

Je suis née à Hungsòn, près de Pongsan, dans la province du Hwanghae. Ma mère a été élevée par la seconde femme de son père. En effet, quand elle avait cinq ans, sa vraie mère, qui était une simple d'esprit, avait été renvoyée et remplacée par une autre femme. C'est cette dernière qui a élevé ma mère. Ma mère avait six ans quand sa vraie mère est morte. Elle n'est pas allée à l'enterrement. Elle était devenue la fille de l'autre, qui est devenue ma grand-mère. Cette grand-mère vivait d'un verger de poiriers. Mon grand-père, je ne sais rien de lui. Ma mère, après son mariage, a pleuré pendant un mois, jusqu'à ce que celle qui l'avait élevée vienne vivre avec elle. À ma naissance, ma mère avait dix-neuf ans. J'ai grandi sans problème jusqu'à l'âge de neuf ans.

Mais depuis que j'ai atteint l'âge de neuf ans, je vis dans les soucis et les tracas. À l'époque, mon père était potier, il fabriquait de la vaisselle. Il fallait creuser des mines longues de vingt ou trente li sous terre, pour trouver l'argile. Dans ces lieux d'argile blanche, on trouve de nombreuses mines abandonnées envahies par les eaux. Quand on creuse une nouvelle mine en suivant le filon, il arrive fréquemment que l'on tombe sur l'une de ces poches d'eau. À ce moment-là, l'Esprit de la montagne avertit les mineurs : «Écoutez-moi, vous là-bas !» De l'extérieur, personne ne l'entend. Quand l'appel retentit de nouveau, il faut être sorti de la mine. Au troisième appel, il est déjà trop tard, et tout le monde meurt, écrasé par la galerie qui s'effondre ou noyé sous les eaux.

Mon père avait creusé sa propre galerie, du côté du Val Sòjik, là où j'ai grandi. Il en extrayait la terre blanche gorgée d'eau, il la faisait évaporer, et il obtenait l'argile avec laquelle il fabriquait de la vaisselle. Les pièces étaient déposées dans un vaste four que 1'on recouvrait de terre.
 

Biographie de l'auteur

Directeur d'études à l'EHESS jusqu en 2006, président de l'Association française pour l'étude de la Corée de 2001 à 2005 et président de l'Association for Korean Studies in Europe de 2003 à 2007.


Références spécifiques
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